Before you read the last word of this short essay, about 20 children under five will die from malaria somewhere on our planet.
Malaria strikes 500 million people a year and kills nearly 3 millions of people; mostly in sub-Saharan Africa. Caused by blood parasites – Plasmodium – transmitted to humans by the bite of infected female mosquitoes – Anopheles, the disease hits more than 100 countries, with 2.4 billion persons at risk – the third of the world’s population.
The bad news is that children carry the largest burden in endemic area; more than 1 million of them will not celebrate their fifth birthday. Yet, this number might seem not alarming by itself. But if you recall the 200 thousand deaths from the recent Asian tsunami, you can easily do the math and figure out that every year, in Africa, five tsunamis hit innocent children. Sadly, I have to say that the fight malaria against malaria receive, nevertheless, did not receive at least the same level of attention and support over the years, as did one tsunami.
Malaria is not a disease of developed countries, rather, it hits the poorest of the poor; not surprisingly, we can argue that the lack of potential market in developed countries for potent drug or vaccine against malaria has played against it for many years. This point was vividly highlighted during Bill Gates statement at the 2005 World Health Assembly, when he said to the rich countries, “let’s be frank, if these epidemics were raging in the developed world, people with resources would see the suffering and insist that we stop it” (2005, World Health Assembly).
If human being is born free and equal in both dignity and rights as stated in the Universal Declaration of Human Right, our common sense of humanity and decency should be called upon to use our science and our heart to save the lives of those innocent children. Today, more than ever, every death from malaria is a needless death. This disease is treatable and effective means for control and prevention are available. Nevertheless, the gap in bringing these solutions to those in need remains huge. Financial resources, policies and capacities to deliver them fall far short of what is required. These issues are common for malaria and other global health challenges as HIV/AIDS and tuberculosis. All constitute a major bottleneck for the development of the African continent, preventing the poorest of the poor from holding a rung onto the ladder of development.
Without being too cynical, we should keep in mind that two centuries ago, smallpox vaccine was discovered, and a century later the poliomyelitis vaccine became a reality. Our generation has no option for failure in the fight against malaria in this century. The greatest hope comes from the field of research with the sequencing of the genome of the parasite, the mosquito vector, and the host human. The renewed commitment of the recent decade from governments, donors, and scientific community will, we hope, definitively bring malaria into the museum./_
Landry Tsague.

March 6, 2007 at 08:49
Projet pilote de gestion durable de l’alimentation des eleves dans l’ouest cameroun
ETAT DES LIEUX
La population du Cameroun est actuellement estimée à plus de 15 millions d’habitants. Selon l’enquête spéciale 1999/2000 du Ministère de l’Education Nationale (MINEDUC), le nombre d’élèves du secondaire à l’échelon national était de 170 765 dont 98 963 du secteur public et 71 802 du secteur privé. Dans le même temps et pour la Province de l’Ouest en particulier, l’effectif des élèves était à 23 934 dont 13 587 du secteur public et 10 347 du secteur privé pour un total de 199 établissements dont 145 de l’enseignement général et 54 de l’enseignement technique. Le taux de croissance de cet effectif évoluant entre 2 et 3% par an, on peut estimer l’effectif des élèves du secondaire de la Province de l’Ouest-Cameroun à environ 28 000 en 2006, ce qui constitue une population importante qui malheureusement s’expose tous les jours au phénomène d’alimentation de la rue.
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Les facteurs favorisant l’alimentation de la rue en milieu scolaire au Cameroun sont nombreux et peuvent se résumer à ces différents points:
• Les contraintes professionnelles : certaines femmes exerçant des fonctions spécifiques ne disposent pas toujours du temps pour faire la cuisine à leur famille ;
• La recherche de la facilité : il est plus facile de donner de l’argent à l’enfant le matin que de lui faire un petit déjeuner. Ce phénomène s’est accentué depuis l’instauration des journées continues au Cameroun (Horaire de travail : 07h30 à 15h30); mesure d’accompagnement des baisses drastiques des salaires survenues respectivement en 1993 et 1994 ;
• L’éloignement entre le domicile et le lieu de travail ou l’établissement fréquenté : les enseignants ou les élèves dont le domicile est éloigné de leur lieu de travail ou de leur établissement scolaire sont toujours tentés de faire recours à l’alimentation de la rue pendant la récréation ou la pause de midi ;
• La baisse du pouvoir d’achat des familles : la pauvreté aidant, il devient parfois difficile de réunir la provision nécessaire pour faire un plat familial. Chaque membre de la famille, petit ou grand, empoche alors un peu d’argent pour s’alimenter hors ménage pendant la journée ;
• La pratique de la gourmandise : même en consommant régulièrement des plats normaux et équilibrés au sein des familles, certaines personnes ont développé le goût d’un surplus de consommation dans la rue ;
• L’entraînement dans les compagnies amicales : sur le chemin de l’école ou du travail, dans les établissements scolaires ou les lieux de service, certaines personnes entraînent leurs amis qui, malgré eux, se retrouvent en train de manger dans la rue. Ceci est une réalité vivante de la solidarité africaine.
Compte tenu de ce qui précède, l’alimentation de la rue garde en elle des atouts nutritionnels et socio-économiques indéniables, notamment pour les ménages à revenu faible. C’est ce que relèvent les études de Colette Canet (1998) sur l’alimentation de rue en Afrique et celles d’une consultation d’experts de la FAO à Jakarta en 1988.
La problématique de santé et de sécurité
Quoique pouvant se justifier à plusieurs égards, l’alimentation de la rue expose ses consommateurs à des risques de santé multiples. Les études ci-avant référencées relèvent que les repas vendus sur la voie publique constituent en même temps une source de nombreux problèmes de santé, avec des risques de contaminations microbiennes et chimiques, en plus des fraudes et des falsifications diverses de ce secteur généralement informel sur l’espace africain. Nous en évoquons ici quelques uns de ces risques calqués sur le quotidien camerounais.
1. Les personnes qui vendent n’ont forcément pas de responsabilité vis à vis des consommateurs. En effet, les vendeurs sont à la recherche du profit sans aucun engagement vis-à-vis de la clientèle. En cas d’intoxication alimentaire ou de tout autre problème de santé, l’élève ne peut que se retourner dans sa famille pour le diagnostic et les soins ;
2. L’observation des pratiques hygiéniques saines est à déplorer ; les ustensiles utilisés, les techniques de cuisson, de conservation et autres pratiques exposent les aliments à la contamination par les agents pathogènes. L’eau de cuisson est souvent issue d’une source douteuse – le repas est vendu à découvert, donc susceptible de recevoir les germes ambiants et des poussières – les beignets ou gâteaux tombés à même le sol sont très souvent repris et remis dans les plateaux et sont parfois faits avec des huiles malpropres (rancidité, aflatoxine,…). Les études de la FAO de 1990 à 1996 font état de l’utilisation dans la préparation de ce genre de repas des matières premières et ingrédients de mauvaise qualité microbiologique parfois en état de décomposition, des eaux sales, des additifs non autorisés à des quantités inadéquates;
3. L’alimentation du consommateur n’est ni contrôlée, ni harmonisée par sa famille. En effet, sans toutefois faire un monitoring alimentaire, on devrait tout au moins avoir une idée de ce que chaque membre de la famille consomme par jour pour savoir si ses besoins essentiels sont couverts. La consommation hors ménage n’est pas de nature à favoriser ce contrôle ;
4. Les horaires de consommation ont souvent des effets néfastes sur les performances scolaires. La consommation survient le plus souvent le à la pause de 10 heures et de 12 heures et conduit les jeunes scolaires dans un état de somnolence pendant le reste de la journée pédagogique ;
5. Les insuffisances réglementaires : l’Etat camerounais a réglementé la vente des repas dans les établissements scolaires en instituant la présentation d’un certificat médical par tout vendeur d’aliments en public La mise en exécution de cette réglementation garde encore beaucoup de faiblesses. Les chefs d’établissements qui sont chargés de vérifier les certificats médicaux tous les 3 mois ne le font pas toujours. Le contrôle pour ceux qui le font n’est pas systématique alors qu’un vendeur peut acquérir une maladie infectieuse à tout moment. Cet état de choses est également observé à Cotonou au Bénin ( M. Chauliac et P. Gerbouin-rerolle, 1997). L’obtention même desdits certificats médicaux est le plus souvent sujette à la complaisance, et ne repose pas toujours sur un diagnostic médical rigoureux. En plus, celui qui possède le certificat médical et qui se charge de la vente des aliments n’est pas nécessairement celui qui fait la cuisine ;
6. Les incidents vécus : au cours des années passées, l’alimentation hors ménage a été à l’origine de deux cas d’intoxication à Bafoussam, de deux cas à Douala et d’un cas d’intoxication de masse récemment à Yaoundé. Dans le cas de Bafoussam dont les résultats de l’enquête ont été publiés, le premier incident est venu du fait que l’huile de friture des beignets a été conservée dans un récipient ayant contenu des produits toxiques (pesticides). Le deuxième quant à lui, est venu du fait de la confusion d’une poudre raticide à la levure ayant servi à lever la pâte à gâteaux. Selon les infirmiers de la Médecine Préventive et des Grandes Endémies de Bafoussam, chacun des deux incidents a fait plus d’une dizaine de victimes, en majorité des élèves ;
7. La nature des repas vendus : les troubles alimentaires sont multiples et généralement dus à de nombreux facteurs (Jean Pliya, 1988). Les aliments régulièrement commercialisés par les vendeurs de la rue au sein des établissements secondaires dans la Mifi se recrutent parmi les sucettes, caramels, bouillies diverses, fruits nus, purées d’avocat, salades, beignets, gâteaux, fritures de plantain, haricots, riz, spaghetti, omelettes, pain, beurre, chocolat, sauces diverses, etc. Tous ces aliments sont des substrats privilégiés de prolifération de germes dont certains sont particulièrement pathogènes : Salmonelles, Staphylococcus, Esherisha, Listeria, Moisissures, Campilobacterum, etc. Il est probable que les cas de fièvre subite, de maux de ventre, de vomissement et de déficience pondérale, d’anémie ou de carence signalés par le corps médical et certains chefs d’établissements scolaires de Bafoussam soient imputables à la mauvaise qualité des repas pris dans la rue;
8. L’atteinte à l’environnement : faute d’une bonne organisation de la part des décideurs, et d’une éducation appropriée des vendeurs d’aliments, les eaux de préparation ou de service, les restes d’aliments et les papiers d’emballage sont régulièrement versés à côté des points de vente d’aliments. Comme conséquence, il se forme des eaux polluées à écoulement lent qui sont d’excellents gisements pour les moustiques vecteurs de malaria, de bilharziose et d’onchocercose (Robert Dalleré, 1993). Ceci est donc à l’origine des poches de pollution qui font proliférer des multiples germes pathogènes de même qu’elles dégagent une odeur d’altération de la qualité organoleptique des aliments.
Compte tenu de ce qui précède, l’alimentation hors ménage se pose comme un problème grave de santé publique au Cameroun. L’Association DK International en a fait une préoccupation au cours des 4 dernières années.
En effet, sur l’appui financier de Nutrition Tiers Monde en Belgique, DK International a mené une recherche entre octobre et novembre 2005 sur « l’alimentation de la rue, morbidité et performance scolaire des élèves dans les établissements secondaires de l’Ouest-Cameroun ».
June 21, 2008 at 08:49
Je suis très flatté de voir les compatriotes engagés qui tente de donner leurs avis sur les problèmes qui minent nos sociétés.La thématique est bonne et la problematique bien posée,mais comment faire pour que ça change? Depuis des années je m’efforce à tenter de trouver les réponses
Nanzé